vendredi 24 juillet 2009
jeudi 23 juillet 2009
Île des Pins (3 jours de pluie et 2 de beau temps)
L'île des Pins, aussi surnommée l'île la plus proche du paradis, est une petite île au sud-est de la Nouvelle-Calédonie que les Kanaks appellent Kunié.
L'île doit son nom à la présence abondante de Pin colonaire (Araucaria columnaris) aux hautes silhouettes élancées caractéristiques.
Accessible en bateau et en avion depuis Nouméa, c'est l'un des lieux les plus touristiques de l'archipel.
Parmi les atouts de cette île: les grandes plages de sable fin et blanc (renommées) et les couleurs du lagon.
Le meilleur exemple reste la Baie de Kuto. On peut également citer la Baie d'Oro, avec son hôtel de luxe Le Méridien et, tout proche, une piscine naturelle d'eau de mer séparée de la baie par une barrière de rochers.
Autre attraction de l'île particulièrement prisée des touristes, la promenade en pirogue traditionnelle dans le lagon.
Elle mesure 14 kilomètres sur 18.
Peuplée de presque 2 000 habitants, essentiellement des Mélanésiens (près de 94 %) répartis en huit tribus et que l'on appelle les Kuniés.
Le Grand-Chef de l'île, Hilarion Vendégou, est également le maire de la commune de l'Île des Pins.
Lors de la déportation des insurgés de la Commune de Paris, la partie ouest de l'île leur fut affectée. Les déportés furent répartis dans cinq communes. La plus connue est la première, celle d'Ouro. C'est dans cette commune que se trouvent les ruines du bagne envahi par la végétation tropicale.
Il n'y a que le château d'eau qui reste en bon état car il a été rénové en 2005 lors des journées du patrimoine, il a toujours été en service, même si l'eau vient à présent directement du captage et non plus du canal à ciel ouvert creusé par les déportés. Ce canal à ciel ouvert fait cinq kilomètres à flanc de colline du captage de la Ouinteureu, jusqu'à Ouro. Les forçats étaient enchaînés aux murs de leur cellule. Les déportés simples avaient leur liberté de mouvement.
Dans la cinquième commune, qui se trouve tout à fait au nord de l'île sur les terres de la tribu de Gadji, furent assignés les kabyles du Pacifique.
L'île des Pins est également connue pour ses vestiges préhistoriques: on y a ainsi retrouvé des poteries Lapita au lieu dit « Vatcha » dans le village de Vao, antérieures à l'ère chrétienne, des peintures rupestres ainsi que plus de 400 tumulus dans le centre de l'île dont on ne sait s'ils sont d'origine humaine ou naturelle.
L'émission-jeu française de télé réalité Les Aventuriers de Koh-Lanta (saison 5) a eu lieu en 2005 sur des îlots proches de l'île des Pins.
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lundi 20 juillet 2009
Centre culturel Tjibaou
Le centre culturel Tjibaou est un établissement public destiné à promouvoir la culture kanak, situé entre les baies de Tina et de Magenta, sur une presqu'île en périphérie de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie.
Prévu dans les accords de Matignon de 1988, ce centre de la culture kanak a été édifié entre 1995 et 1998 par l'architecte Renzo Piano, dans le cadre des Grands Travaux de la République. Inauguré les 4 et 5 mai 1998, l'édifice aura coûté 320 millions de francs français, soit 5,82 milliards de francs CFP, valeur en 1991.
Son nom lui a été attribué en hommage au leader indépendantiste kanak Jean-Marie Tjibaou, à l'origine de ce projet, mort en 1989.
Le nom officiel exact du centre est Centre culturel Tjibaou et non pas Centre culturel kanak Jean-Marie Tjibaou ni Centre culturel Jean-Marie Tjibaou, ce point a d'ailleurs fait l'objet d'une explication par les chefs coutumiers lors de l'inauguration du centre en mai 1998.
Le CCT est géré par l’Agence de développement de la culture kanak.
Le centre culturel Tjibaou est :
* Un pôle de développement de la création artistique kanak et un centre de diffusion de la culture contemporaine kanak. Il affirme la culture kanak dans son patrimoine, dans son actualité et ses créations.
* Un lieu privilégié de rencontre et de création culturelle en Nouvelle-Calédonie. Tout en donnant à la culture kanak sa place de « culture de référence », il suscite l’émergence de pratiques et de références culturelles nouvelles et communes à la Nouvelle-Calédonie.
* Un pôle de rayonnement et d’échanges culturels internationaux.
Son parti architectural est une traduction moderne et monumentale de l'architecture vernaculaire de l'île. Le centre est constitué de dix hauts bâtiments semblables nervurés et effilés en bois et acier ainsi que de bâtiments plus classiques. Il s'étend sur 6 700 m². Cet ouvrage a été conçu par l'architecte Renzo Piano en concertation avec les communautés locales dont la veuve de Jean-Marie Tjibaou.
Une étude en soufflerie, avec mesure des pressions locales, a été réalisée au CSTB de Nantes[4] sur une maquette de plexiglas au 1/100e.
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Le Parc Provincial de la Rivière Bleue et les peuples de le Nlle Caledonie
# les Kanak (Mélanésiens) qui représentent 44,1 % de la population néo-calédonienne.
les descendants d'Européens historiques souvent métissés, représentent 34,1 % de la population : les Caldoches, principalement d'origine française, descendants d'anciens bagnards ou de colons libres dont beaucoup d'Alsaciens-Lorrains ayant fui l'Alsace ou la Lorraine après leur incorporation à l'Empire allemand en 1870, mais aussi les quelques descendants de la dernière grande vague de « peuplement libre » de la colonie dans les années 1920, phase généralement appelée la « colonisation des nordistes » car les familles venaient alors essentiellement du Nord de la France. Mais on retrouve également de nombreux patronymes d'origine britannique (Martin se prononçant « Martine » dont l'homme politique local Harold Martin, Johnston, ...) ou irlandaise (Daly qui se prononce « Délé », O'Donnoghue, Nagle ...), familles descendant de certains aventuriers pour la plupart déçus de la « ruée vers l'or » qu'a connue l'Australie au milieu du XIXe siècle et qui ont alors tenté leur chance dans cette l'île voisine de Nouvelle-Calédonie comme négociants ou éleveurs, et sous l'impulsion de James Paddon (un aventurier et commerçant britannique installé dans l'île Nou, actuelle Nouville dans la rade de Nouméa avant même que la ville soit créée et la Nouvelle-Calédonie soit française). Il faut noter aussi la présence de descendants d'Italiens (Pantaloni, Paladini, Gervolino ...), d'Allemands (Tuband, Metzger, Münkel, ...), de Belges (Metzdorf, ...), entre autres.
les Polynésiens du sud (dont les Wallisiens et Futuniens), représentent 9 % de la population alors que les Vanuatus représentent 1,4 %. Ils sont pour la plupart venus à partir des années 1960 et 1970 afin de faire face à une forte poussée démographique dans leurs îles natales et pour trouver du travail dans une Nouvelle-Calédonie en plein essor grâce au boom du nickel.
Les Tahitiens représentent 2,6 % de la population néo-calédonienne.
les Européens issus d'une immigration plus récente datant de la deuxième moitié du XXe siècle, et principalement d'origine française.
divers groupes asiatiques historiques, notamment Indonésiens représentant 2,5 % et Vietnamiens représentant 1,4 % de la population, descendent d'une ancienne main-d'œuvre venue pour travailler essentiellement dans les caféries (surtout pour les Indonésiens). Il y a aussi quelques familles de souches d'origine japonaise (Tsuitsui, Nakamura ...). À cela il faut ajouter une faible part, mais non négligeable, de Chinois (0,4% de la population).
Il existe également en Nouvelle-Calédonie des descendants des déportés musulmans kabyles de la révolte des Mokrani (Algérie), parfois dénommés les Kabyles du Pacifique et d'engagés indiens d'origine réunionnaise venus sous l'impulsion de Gabriel Le Coat de Kerveguen, grand propriétaire cannier réunionnais désireux de faire cultiver la canne à sucre en Nouvelle-Calédonie (région de la Naïna) et qui a fait ainsi venir plusieurs familles de l'île de la Réunion et leur main-d'œuvre essentiellement composée de « Malabars ».
La démographie est une donnée politique importante en Nouvelle-Calédonie. Depuis les accords de Nouméa, en effet la composition ethnique du collège électoral est un enjeu dans l'optique du référendum. Les indépendantistes soupçonnent l'État d'encourager l'immigration de métropole par des avantages fiscaux et d'Asie de façon à mettre en minorité les peuples autochtones davantage favorables, selon eux, à l'autonomie ou l'indépendance.
D'autre part, l'attractivité économique de la Nouvelle-Calédonie favorise une immigration importante de populations polynésiennes (notamment de Wallis-et-Futuna, que l'État français tente de freiner par un important programme de développement spécifique à Wallis-et-Futuna, et de la Polynésie française). Aujourd'hui les Wallisiens par exemple y sont plus nombreux qu'à Wallis-et-Futuna, et des conflits ethniques se produisent avec les Mélanésiens.
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