jeudi 31 juillet 2008

Mon dernier message du Japon (Photos du sommet du Mont Fuji)


Premiere chose, il est possible que je n'arrive pas a me connecter a mon site en Chine, c'est deja arrive a des amis tourmondistes lors de leur passage dans ce pays suite a une certaine censure sur le Net... Donc si vous ne voyez pas de messages au mois d'Aout, ne vous inquietez pas !!! Passez plutot un tres bon mois d'Aout et je vous retouve (avec enormement de messages en retard) en Inde debut septembre !!!


Et oui, comme ca passe vite, c'est incroyable !!! Je ne sais pas si pour vous c'est pareil mais pour moi, je ne vois plus le temps passer... 2 mois 1|2 au Japon, je crois que pour une fois. j'ai fait le tour des sites les plus importants !!! Je commence a commaitre ce pays meme si je ne parle pas du tout la langue...


Un pays qui va me manquer, surtout avec la suite du programme !!! Tant de souvenirs, de paysages, de voyages, de rencontres, de temples, de onsens, de randonnees, de musees, de ryokans... Et tellement plus que j'oublie certaiement...


Le Mont Fuji, quelle aventure !!! On est partis a 10h du mat le mardi de la ville au pied du Mont, Fuji-Yoshida a 800 metres d'altitude pour le refuge a 3400 metres 9 heures plus tard, top pour les jambes !!! Jusqu'a la 5eme station a 2300 metres personne !!! On etait presque les seuls avec bien 8 kilos de nourriture et d'eau dans le dos, car dans les refuges, c'est hors de prix, mais c'est un peu normal vu l'altitude, rien q'un peu d'eau chaude pour nos nouilles c'etait 200 yens chaqu'un !!!


Donc a 19h pour moi et 19h40 pour Isabel (une tres jolie italienne rencontre a Nikko), au refuge, leve a 2h du mat pour monter les 400 metres restants... Alors pourquoi 2 heures pour 400 metres ??? C'est tout simplement le monde, les hordes de touristes qui ont mis entre 5 et 10 heures pour faire les 1100 metres de la 5eme a la 8 eme stations qui partent tous afin de voir un des plus merveilleux leve du soleil (au pays du soleil levant, je rappelle !!!).


Escalader un montagne de nuit, a + de 3400 metres, de marcher dans la cendre et les pierres volcaniques, avec le vent et le froid, ca je connais, je gere... Les chaussures mouilles et donc les pieds geles, j'avais deja fait, rien de neuf... Mais a tous en file indienne pour faire 3 pas toutes les 5 minutes, non !!! Je vous assure, ne pas pouvoir marcher a son rythme, ca c'est dur avec le manque d'oxygene en plus... Enfin, le spectacle en valait largement la peine !!!


Un long et resplendissant leve de soleil, avec des couleurs et des rayons sublimes.
On est passe d'un froid polaire a une douce et rechauffante chaleur en mois de 30 minutes. Puis le tour du cratere avec ses neiges eternelles ? En tout cas encore la fin juillet.


Puis une descente avec autant de monde que pendant la montee mais plus personne apres le parking de la 5eme station et les nombreux bus pour la ville !!! Le bonheur des bruits de la foret, des oiseaux et de pouvoir enfin marcher a son rythme et pas comme des escargots !!!


Arrive en ville a 13h, soit dans les 11 heures de marche, les 400 metres de montee, le tour du cratere et les 8 pics, puis la descente jusqu'au 800 metres de la ville. En 27 heures, dormi 4 heures, 3300 metres de montee et 3300 metres de descente !!! Une experience a vivre avant de quitter le Japon.

Soleil Levant sur le Mont Fuji avec Isabel


Le mont Fuji (富士山) est une montagne du centre du Japon qui se trouve sur la côte Sud de l'île de Honshū, au sud-ouest de l'agglomération de Tōkyō. Avec 3 776 mètres d'altitude, il est le point culminant du Japon. Situé dans une région où se rejoignent les plaques tectoniques pacifique, eurasienne et philipinne, la montagne est un stratovolcan toujours considéré comme actif, sa dernière éruption s'étant produite fin 1707, bien que le risque éruptif est actuellement considéré comme faible.


À son sommet a été construit un observatoire météorologique et malgré les conditions climatiques rigoureuses, la montagne est une destination extrêmement populaire en particulier pour les Japonais, qu'ils soient shintoïstes ou bouddhistes, en raison de sa forme caractéristique et du symbolisme religieux traditionnel qu'il représente. Il a ainsi été le sujet principal ou le cadre de nombreuses œuvres artistiques, notamment picturales au cours des siècles. Pourtant, cette fréquentation fragilise l'environnement et des actions sont menées en vue d'une reconnaissance par l'UNESCO.


Le mont Fuji est situé dans le centre du Japon et de l'île principale de Honshū, encadré par les Alpes japonaises au nord-ouest et l'océan Pacifique au sud-est. Il est bordé au nord par les cinq lacs Fujigoko : le lac Motosu, le lac Shoji, le lac Sai, le lac Kawaguchi et le lac Yamanaka. De ces plans d'eau ainsi que du lac Ashi s'offre une vue remarquable sur le volcan. À ses pieds s'étend la forêt d'Aokigahara[8] ainsi que des villes comme Gotenba à l'est, Fujiyoshida au nord et Fujinomiya au sud-ouest reliées avec le reste de la mégalopole japonaise, dont l'agglomération de Tōkyō qui se trouve au nord-est, par un dense réseau de communication constitué de routes, d'une autoroute et d'un tronçon du réseau de trains à grande vitesse Shinkansen.


La topographie du mont Fuji est dictée par le volcanisme dont il est né : de la forme d'un cône quasi-symétrique de trente kilomètres à sa base, ses pentes prononcées et régulières s'élèvent jusqu'à 3 776 mètres d'altitude, conférant un volume de 870 km3 à ce stratovolcan. Il est couronné par un cratère de 700 mètres de diamètre pour une profondeur de 250 mètres. La seule véritable irrégularité de ses pentes est constituée par le cratère Hōei-zan situé approximativement à 2 300 mètres d'altitude.


Du fait de l'altitude élevée du sommet du mont Fuji, plusieurs climats s'étagent le long de ses pentes. Une grande partie de la montagne se trouve au-delà de l'étage alpin où règne un climat montagnard très froid et venteux en raison de l'altitude ce qui y limite le maintien de la végétation qui n'a toujours pas réussi à se régénérer complètement depuis la dernière éruption survenue il y a trois siècles. Ce climat rigoureux ne permet pas la fonte prononcée de la neige tombée au cours de l'hiver et qui se maintient jusqu'au mois de mai, des névés subsistant parfois toute l'année. Le bas des pentes est en revanche couvert de forêts et les pieds de la montagne, jouissant d'un climat plus tempéré, sont cultivés.


La température moyenne annuelle est de -6,5°C et les températures moyennes mensuelles s'étalent de -18°C à +8°C en août. Les records de température enregistrés sont de +18,2°C le 16 août 2007 et de -35,5°C. Le 25 septembre 1966, la station météorologique a également mesuré la vitesse record de vent pour le Japon avec 91 m/s, soit environ 330 km/h, au moment du passage d'un typhon. La haute altitude du mont Fuji et son éloignement relatif par rapport aux autres montagnes du Japon provoquent parfois en cas de vent l'apparition de turbulences atmosphériques appelées allée de tourbillons de Karman. Ainsi, le 5 mars 1966, le Boeing 707 du vol 911 de la British Overseas Airways Corporation, pris dans ce type de turbulences, se disloque en plein vol et s'écrase près du mont Fuji, peu de temps après son décollage de l'aéroport international de Tōkyō-Haneda, en ne laissant aucun rescapé (113 passagers et 11 membres d'équipage étaient présents dans l'appareil).


Le mont Fuji est un stratovolcan faisant partie de la ceinture de feu du Pacifique et dont les éruptions majoritairement explosives le classent comme un volcan gris. Le volcan se situe à l'aplomb de la jonction entre la plaque philippine et les micro-plaques de l'Amour et d'Okhotsk de la plaque eurasienne. Ces plaques forment respectivement les parties occidentale et orientale du Japon ainsi que la péninsule d'Izu. Le mont Fuji constitue le volcan le plus septentrional de l'arc volcanique formé par l'archipel d'Izu. Outre le sommet principal couronné par un cratère sommital, les flancs et les pieds du mont Fuji comportent une cinquantaine de dômes, de cônes et de petites bouches éruptives.

Les scientifiques ont identifié quatre phases d'activité volcanique distinctes dans la formation du mont Fuji. La première phase, appelée Sen-komitake, est composée d'un cœur d'andésite récemment découvert en profondeur sous la montagne. La deuxième, Komitake-Fuji, consiste en une couche de basalte probablement formée voici plusieurs centaines de milliers d'années. Il y a 100 000 ans environ, le « Vieux Fuji » se serait formé par-dessus le Komitake-Fuji. Enfin, le « Nouveau Fuji » se serait formé en lieu et place du sommet du « Vieux Fuji », il y a 10 000 ans environ.

Le mont Fuji est actuellement classé actif avec un faible risque éruptif. La dernière éruption enregistrée a commencé le 16 décembre 1707 et s'est terminée autour du 24 février 1708, durant l'époque d'Edo. Elle est parfois appelée « grande éruption Hōei ». Pendant cet évènement, un nouveau cratère volcanique, ainsi qu'un second pic, appelé Hōei-zan, s'est formé à mi-pente, sur le versant sud-est de la montagne. Les scientifiques prédisent une activité volcanique mineure dans les prochaines années.


La dernière éruption du mont Fuji, survenue en 1707 (quatrième année de l'ère Hōei), est connue sous le nom de « grande éruption de Hōei ». Débutée 49 jours après le tremblement de terre de Hōei qui figure parmi les plus puissants jamais enregistrés au Japon, elle s'est déroulée sur le versant Sud-Ouest du mont Fuji et a formé trois nouvelles cheminées volcaniques, nommées « première », « deuxième » et « troisième cheminée ».

« Hōei 4, le vingt-deuxième jour du dixième mois : une éruption du mont Fuji. Le mâchefer et les cendres tombent comme de la pluie à Izu, Kai, Sagami et Musashi. »
— Siyun-sai Rin-siyo, Hayashi Gahō, Nihon Ōdai Ichiran

Bien qu'elle n'ait pas engendré de coulée de lave, cette éruption est remarquable par la propagation des cendres volcaniques et des scories émises jusqu'à une région aussi éloignée qu'Edo (ancien nom de Tōkyō) située à cent kilomètres au nord-est. Le volume d'ejectas a été estimé à 800 000 000 m3. L'année suivante, les débris volcaniques accumulés dans les champs près du cours de la rivière Sakawa, située à l'est de la montagne, sont mobilisés par les pluies, comblent le lit du cours d'eau et forment ça et là des barrages temporaires. L'averse des 7 et 8 août provoque une avalanche de cendre et de boue qui détruit les barrages, provoquant alors une inondation dans la plaine Ashigara.


La prévention des risques éruptifs est assurée par le Coordinating Committee for Prediction of Volcanic Eruptions dépendant de la Japan Meteorological Agency en ce qui concerne la prévision et le suivi sismique des évènements, le Cabinet Office en ce qui concerne la mise en place d'un plan d'évacuation et le Ministry of Land, Infrastructure and Transport pour la protection contre les risques de glissement de terrain.

Ainsi, entre septembre 2000 et janvier 2001, les secousses telluriques sous le volcan sont passées de une à deux par mois à 35 en septembre, 133 en octobre, 222 en novembre, 144 en décembre puis 36 en janvier 2001, faisant craindre le pire, avant que tout rentre dans l'ordre. Ces secousses étaient pour la plupart du type basse fréquence et se situaient à quinze kilomètres de profondeur, au nord-est du sommet.

La première ascension connue du mont Fuji est datée de 663 et a été réalisée par un moine bouddhiste anonyme. Le premier non-Japonais à gravir le volcan est sir Rutherford Alcock en 1860. Le sommet, du fait de sa nature sacrée remontant à des temps anciens, était interdit d'ascension aux femmes jusqu'à l'ère Meiji. Depuis, il constitue une destination touristique populaire et nombreux sont les Japonais qui le gravissent au moins une fois par an.

L'ascension du mont Fuji


L'ascension du mont Fuji est relativement aisée bien que pouvant se révéler éprouvante du fait de la grande distance horizontale à parcourir entre le lieu de départ pédestre et le sommet. Il arrive que ses sentiers soient bondés, le volcan étant un lieu de pèlerinage populaire, hormis en hiver lorsqu'il est alors recouvert de neige et de glace. La période la plus fréquentée pour gravir le mont Fuji dure du 1er juillet au 27 août en raison de l'ouverture estivale des refuges et autres commodités touristiques ainsi que de la circulation des bus jusqu'à la cinquième station, la dernière accessible par la route et la plus proche du sommet. Chaque année, le nombre de visiteurs gravissant le mont Fuji est estimé entre 100 000 et 200 000 personnes, dont 30% d'étrangers.


L'ascension peut prendre entre trois et huit heures et la descente entre deux et cinq heures. La randonnée est divisée en dix stations et la route se termine à la cinquième station, à environ 2 300 mètres d'altitude, dont les refuges ne sont pas souvent ouverts la nuit pour les randonneurs. Quatre itinéraires majeurs partent vers le sommet depuis cette cinquième station : Kawaguchiko, Subashiri, Gotenba et Fujinomiya (dans le sens des aiguilles d'une montre) avec quatre itinéraires secondaires depuis les pieds de la montagne : Shojiko, Yoshida, Suyama et Murayama. Les stations réparties le long des différents itinéraires se trouvent à des altitudes variées : la plus haute, la cinquième station localisée à Fujinomiya, est suivie par celle de Kawaguchiko, de Subashiri et enfin de Gotenba. Même si elle n'est que la deuxième plus haute station parmi les cinq, Kawaguchiko est la plus fréquentée en raison de son vaste parking.


Au sommet, le sentier permet de gagner chacun des huit pics situés sur le rebord du cratère sommital et dont le plus élevé comporte le système radar. Les grimpeurs ayant fait l'ascension de nuit, outre le fait d'avoir évité l'éprouvante randonnée sous le soleil, ont le privilège d'assister au lever du soleil depuis le sommet, évènement particulièrement apprécié des Japonais, spécialement dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier et cela malgré les conditions climatiques difficiles. Il est possible ensuite d'observer le panorama durant la descente.


Les quatre itinéraires depuis le pied de la montagne offrent l'accès à des sites historiques : Murayama est le plus ancien alors que Yoshida présente de nombreux sanctuaires anciens, des maisons de thé et des refuges tout au long du sentier d'où sont parfois visibles des ours noir d'Asie. Chaque 26 août, une retraite aux flambeaux est organisée, passant par les temples shintô et se rendant jusqu'au sanctuaire de Yoshida. Ces itinéraires qui ont récemment gagné en popularité sont par conséquent restaurés.

Le sanctuaire de Sengen, le point de départ de l'itinéraire historique de Fujiyoshida (Afin d'obtenir la benediction des Dieux !!!)


Le mont Fuji est une montagne sacrée depuis le VIIe siècle. De nombreux synonymes japonais du mont Fuji rendent eux aussi compte de son caractère religieux. Dans le shintoïsme, la légende raconte qu'un empereur ordonna de détruire au sommet de la montagne un élixir d'immortalité qu'il détenait : la fumée qui s'en échappe parfois serait due à ce breuvage qui se consume. De plus, selon la tradition, les divinités shintô Fuji-hime et Sakuya-hime y habiteraient tout comme Kono-banasakuya-hime, « La princesse qui fait fleurir les arbres » (en particulier les cerisiers). Le bouddhisme vénère quant à lui sa forme rappelant le bouton blanc et les huit pétales de la fleur de lotus. Toutes ces raisons font que son ascension est interdite aux femmes jusqu'en 1872 : une chapelle appelée Nyonin-do (« refuge des femmes ») leur permet d'attendre à l'abri leurs maris, fils ou frères.


Afin de vénérer les nombreuses divinités des différentes religions, plusieurs sanctuaires ont été bâtis sur ou aux pieds du mont Fuji et de nombreux torii jalonnent le parcours afin de marquer les limites de l'enceinte sacrée. Des confréries (Fuji-Kô) s'y sont établies depuis le XVIIe siècle afin de vénérer la montagne et d'y organiser des pèlerinages, à l'instar de Hasegawa Takematsu en 1630.


C'est à l'époque du décès de Jikigyō Miroku (1671-1733), mort en jeûnant au mont Fuji, que la foi s'est transformée en religion et que l'ascension est devenue rituelle, même si sa pensée a été mal interprétée. Plus récemment, des sectes spécifiquement dédiées au culte du mont Fuji ont été créées, principalement dans les années 1940 comme celle de Fuji-Gôho fondée en 1946 par Ito Gensaku et celle de Fuji-Kyô fondée en 1948 par Hasegawa Teruhiro.

mercredi 30 juillet 2008

Kamakura sur des Photos du Temple Tokei-Ji


Kamakura (鎌倉市, Kamakura-shi) est une ville du Japon située au bord de l’Océan Pacifique dans la préfecture de Kanagawa, à 50 km au Sud-Ouest de Tokyo (environ une heure de train) et un peu moins de Yokohama. La ville a été fondée le 3 novembre 1939. La population de la ville est de 173 575 habitants pour une superficie de 39,53 km² (2008).


Kamakura est une ville historiquement importante pour le Japon. En 1192, le Shôgun Minamoto no Yoritomo décida d’installer sa nouvelle capitale à Kamakura, y déplaçant du même coup le centre politique du Japon. C’était l’époque où les Shoguns prenaient le dessus sur l’Empereur (Mikado). Le gouvernement de Kamakura domina le Japon pendant plus d’un siècle, jusqu’en 1333.


Parmi de nombreux temples, mausolées et monuments historiques, le monument le plus célèbre aujourd'hui est très certainement le grand bouddha Amitabha de Kamakura. Ce daibutsu est une sculpture en bronze, fondue vers 1252, d'une hauteur de l'ordre de 13 m. Les mains du Bouddha ont été sculptées, de manière stylisée, dans la posture dite " jo-in ", de la méditation zen. Le bâtiment qui abritait ce grand bouddha de Kamakura aurait été détruit, selon les sources, soit par un typhon, soit par un tsunami, à la fin du XVe siècle. En particulier, une plaque en japonais apposée sur les ruines de ce bâtiment parle d'un tsunami (ceci laisse songeur lorsque, depuis le pied de ce bouddha, on voit la mer en contrebas, au loin, peut-être à un kilomètre à vol d'oiseau).


Au cœur de la ville, face à la mer et séparé d'elle par une longue allée plantée de cerisiers et bordée de lanternes de pierre, se trouve le temple Tsurugaoka Hachiman Gu dédié à Hachiman, dieu de la guerre, divinité tutélaire du clan Minamoto.

En arrière de la ville, dans des collines protégées de la construction, on trouve de nombreux temples et leurs larges domaines ; certains sont le siège des écoles du bouddhisme zen japonais.

Près de la station de Kita-kamakura (signifiant Nord de Kamakura), dans le temple Engaku-ji, est enterré le fameux cinéaste japonais Yasujirō Ozu.

Tsurugaoka Hachiman-gū avec d'autres photos de Kamakura


Tsurugaoka Hachiman-gū (鶴岡八幡宮) est le sanctuaire shinto le plus important de Kamakura au Japon.

Il fût construit en 1063 près de Yuigahama, et dédié à l'Empereur Ojin.


Minamoto no Yoritomo, le fondateur du shogunat Kamakura, choisit cette ville en 1191 et fit de Hachiman, le Dieu de la guerre, son protecteur.


On raconte que plusieurs centaines de guerriers du clan se sont suicidés dans ce temple suite à une défaite sévère lors des guerres contre le clan Taira, qui allait aboutir à l'instauration du shogunat.


Au pied à gauche de l'escalier qui mène au temple, se trouve un Ginkgo biloba de très large section, célèbre parce qu'il aurait servi de cachette à Kugyo Minamoto lors de l'assassinat de son oncle, le troisième Shogun Sanetomo Minamoto le 13 février 1219, jour du Nouvel An. Selon les sources, l'arbre actuel serait celui d'origine ou un nouvel arbre replanté plus récemment au même emplacement.

Kenchô-ji


Le Kenchô-ji (建長寺) est l'un des gozan (五山, cinq grands temples) de Kamakura, dans la préfecture de Kanagawa, au Japon.


Ce temple bouddhiste zen fut fondé en 1249 par le moine chinois Rankei Dôryû (Daigaku Zenji en japonais) de la secte Rinzai, à la demande de l'empereur Go-Fukakusa et complété en 1253.


Malgré l'assaut de nombreux incendies au fil des siècles, le Kanchô-ji fut toujours reconstruit dans son style original.


Le Kenchô-ji contient de nombreux bâtiment, notamment :

sômon (総門), qui fut importé du Hanju Zanmai-in de Kyôto ;
san-mon (三門), construit en 1754 ;
bonshô (cloche), 1255 ;
butsu-den (仏殿, salle de Bouddha) et kara-mon (唐門, portes chinoises), qui furent importés du Zôjô-ji de Tôkyô en 1647 ;
hattô (法堂), construit en 1814, où se tiennent les cérémonies publiques ;
hôjô (方丈), également importé du Hanju Zanmai-in et utilisé pour les cérémonies religieuses ;
le monastère dans lequel les moines méditent, fermé au public.

Engaku-Ji et les Cinq grands temples


L'expression « Cinq grands temples » (五山, Gozan en japonais) se réfère à dix temples bouddhistes japonais d'obédience Zen. Les temples se convertirent progressivement à la doctrine Zen durant les années 1250-1400 mais certains existaient depuis plusieurs siècles. Les principaux instigateurs de ce renouveau religieux furent les shôgun de Kamakura et de Muromachi qui s'appuyèrent particulièrement sur la branche Rinzai de la secte Zen. Ils créèrent ainsi un système de temples officiel sous Yoshimitsu Ashikaga durant la seconde moitié du XIVe siècle centré autour des Cinq grands temples (cinq à Kyōto et cinq à Kamakura).


Le nouveau courant théologique se propagea également à partir de nombreux autres temples de moindre importance nommés jissatsu (十刹). Les autorités ordonnaient directement les ecclésiastiques des établissements les plus importants.

La secte Zen était en ce temps considérée comme plus moderne, plus éclairée et moins ésotérique que les sectes anciennes Tendai et Shingon. Elle devînt la protectrice du pays et fut chargée de célébrer et prier pour la paix et la prospérité de l'empire. Elle diffusa également la pensée néo-confucianiste chinoise et joua auprès de la cour un rôle religieux, politique, économique, intellectuel et artistique.


Les cinq grands temples de Kyōto :

Le Tenryū-ji, bâti en 1339 par Musō Soseki pour le repos de l'âme de Godaigo-tennō ;
Le Shōkoku-ji, bâti en 1383 par Yoshimitsu ;
Le Kennin-ji, bâti en 1202 par Eisai, le premier où la doctrine Zen fut enseignée ;
Le Tōfuku-ji, bâti en 1236 par Fujiwara no Michiie, comme le Kennin-ji manifestation de l'intérêt porté au Zen par la cour ;
Le Manju-ji, bâti en 1097, passé au Zen en 1257.


Les cinq grands temples de Kamakura :

Le Kenchō-ji, bâti en 1253 par Hōjō Tokiyori ;
L'Engaku-ji, bâti en 1282 par un moine chinois sous la protection de Hōjō Tokimune ;
Le Jufuku-ji, bâti en 1202 par la veuve de Yoritomo avec l'aide d'Eisai ;
Le Jōchi-ji, bâti en 1269 par Hōjō Tokimune ;
Le Jōmyō-ji, bâti en 1188 par Ashikaga Yoshikane, passé à la secte Zen un peu plus tard.

Jochi-Ji et Minamoto no Yoritomo


Minamoto no Yoritomo (源頼朝) (9 mai 1147 - 9 février, 1199) est le fondateur et le premier shogun du shogunat de Kamakura au Japon, il a régné de 1192 à 1199.


De sa naissance à son exil (1147-1180)

Yoritomo est l’ainé des fils de Minamoto no Yoshitomo, l'héritier du clan Minamoto (Seiwa Genji), et son épouse officielle, Fujiwara no Saneori, est un membre de l’illustre clan Fujiwara.

Yoritomo est né à Heian (Kyōto), la capitale du Japon de l’époque. À cette date, Minamoto no Tameyoshi (le grand-père de Yoritomo) est à la tête du clan. C’est alors qu’éclate la rébellion de Hōgen. Cette guerre civile commence à la mort de l’empereur Toba : Minamoto no Yoshitomo (fils de Tameyoshi) soutient le nouvel empereur Go-Shirakawa (Hôgen no ran) fils de l’empereur Toba, alors que Minamoto no Tameyoshi prend le parti de l’empereur retiré Sutoku. En 1159, l’empereur Sutoku est vaincu et mis aux arrêts, alors que Tameyoshi est exécuté malgré les demandes de clémence de Yoshitomo. Yoshitomo devient le chef du clan Minamoto.

Mais en 1160 commence la rébellion de Heiji. Taira no Kiyomori, chef du clan Taira, avec l'appui de Fujiwara no Nobuyori soutient un nouvel empereur, le fils de Go-Shirakawa, l'empereur Nijo, alors que Minamoto no Yoshitomo et les alliés Fujiwara no Tadamichi et Fujiwara no Michinori restent fidèles à l'empereur Go-Shirakawa. Malheureusement le clan Minamoto est mal préparé, et le Clan Taira prend rapidement le pouvoir à Kyōto : Fujiwara no Michinari et Fujiwara no Tadamichi sont exécutés, alors que le palais de Go-Shirakawa est brûlé.

Minamoto no Yoshitomo s’enfuit de la capitale juste avant l’arrivée de Taira mais est trahi et exécuté par un serviteur dans la province d'Owari.

Yoritomo n’est pas exécuté, à la requête de Ikenozunni, la belle-mère de Kiyomori. Yoritomo prend donc la tête du clan ; il est exilé à Izu, dans la plaine de Kantō, qui est sous le contrôle du clan Hojo. Le demi-frère de Yoritomo, Minamoto no Noriyori, part également en exil, alors que Minamoto no Yoshitsune, un autre demi-frère, est forcé de rentrer au monastère. Tous les autres enfants héritiers du clan Minamoto sont exécutés.

Taira no Kiyomori et le clan Taira sont les chefs indiscutés du Japon.

En 1179, Yoritomo épouse Hojo Masako, la fille de Tokimasa, le chef du clan Hojo. À la même époque, il est mis au courant des événements à Kyōto : la famine et la brutalité du clan Taira attise la colère de la population. Pour Yoritomo l’exil prend bientôt fin.


La Guerre de Gempei (1180-1185)

Bataille navale de Dan-no-Ura en 1185.En 1180, une nouvelle guerre de succession éclate lorsque le clan Taira soutient l'empereur Antoku, neveu du fils de l'empereur Go-Shirakawa, le prince Mochihito. Humilié, le prince lance un appel à la rébellion au clan Minamoto.

Après la mort de Minamoto no Yorimasa et du prince Mochihito, Yoritomo décide de prendre les armes. Yoritomo est l’héritier légitime du clan Minamoto malgré les tentatives de conspiration de son oncle, Minamoto no Yukiie, et de son cousin Minamoto no Yoshinaka. De plus, Yoritomo bénéficie de l'aide financière du clan Hojo (la famille de son épouse). Il a installé sa capitale dans l'est, dans la province de Kamakura.

En 1181, Taira no Kiyomori meurt, le clan Taira est alors mené par Taira no Munemori. Munemori mène une politique plus agressive contre le clan Minamoto, et attaque des bases des Minamoto à Kyōto. Heureusement, Yoritomo est protégé à Kamakura.

Ses demi-frères, Minamoto no Yoshitsune et Minamoto no Noriyori battent les Taira dans plusieurs batailles importantes, mais ils ne peuvent empêcher Minamoto no Yoshinaka, le rival de Yoritomo, d'entrer dans Kyōto en 1183 et d’y chasser les Taira. Les Taira partent avec l'empereur Antoku, ainsi, quand les Minamoto entrent dans la capitale, ils désignent le demi-frère d'Antoku, Go-Toba, comme nouvel empereur.

Lors de sa première grande bataille, Yoritomo est défait à Ishibashiyama. Il triomphe cependant de ses rivaux dans le clan, et remporte une victoire décisive contre les Taira lors de la bataille de Dan-no-ura en 1185.


Le premier shogunat (1185-1199)

Yoritomo établit la suprématie de la caste guerrière des samouraïs et instaure le premier bakufu à Kamakura (Kamakura Bakufu, 鎌倉幕府 ou shogunat Kamakura). Commence ainsi l'âge féodal du Japon, qui durera jusqu'à la moitié du XIXe siècle. Yoritomo obtient le titre de shogun (Seii-Taishogun, « grand général qui pacifie les Barbares ») en 1192.

Après sa mort — en 1199 — des suites d'une chute de cheval, son beau-père Tokimasa Hōjō prend le titre de régent (shikken), instituant la domination du clan Hōjō sur le bakufu naissant. Le titre de shogun, quant à lui, passera par la suite à son fils ainé Yoriie en 1202, et deviendra dès lors héréditaire.

Daibutsu, Le Grand Bouddha de Kamakura


Daibutsu (大仏) est un mot signifiant littéralement « Grand Bouddha ». Au Japon, cela désigne une grande statue de Bouddha ou l'une de ses diverses incarnations.


Généralement en bronze, il peuvent également être fait d'autres métaux ou de pierre. Ils peuvent se trouver à l'extérieur ou surélevés devant un autel dans des temples bouddhistes.


Si, en occident, le terme peut faire penser au poème de Rudyard Kipling intitulé « Buddha at Kamakura », au Japon on l'associe plus souvent à la statue du Tōdai-ji, ancienne et populaire.

samedi 26 juillet 2008

Nikko is Nippon !!!


C'est le slogan de Nikko, et c'est assez vrai, je veux dire par la que tant que l'on n'a pas visite Nikko et bien on passe a cote d'un des plus important site du Japon.


C'est: (cochez une des reponses suivantes)
A) Magnifique
B) Sublime
C) Merveilleux
D) Incroyable


Comme j'utilise toujours les memes adjectifs, vous en avez peut etre marre d'ailleurs non? Mais tout ce que je vois est....... Voir les mots si dessus et c'est Vrai en +... Pour en revenir a Nikko, ca l'est, tous les mots sont vrais, quelque soit votre reponse vous avez bon !!! Tous le Monde a son Bac !!! Sauf Moi, enfin un Bac Pro sa compte non ???


Sinon dans "MON" Japon. il y a pas mal de Touristes tout d'un coup... Bienvenue dans les Vacances Mondiales !!! Ca m'a fait tres bizarre, je pensais que le Monde s'etait reserve a ceux qui fesaient le Tour du Monde, qu'est que c'est que ces touristes a la petite semaine... Non, Vraiment, Juillet et Aout, tous le Monde est en Vancances, meme les Tourmondistes... Pauvres de Nous !!! Oblige de jouer les Touristes..


Enfin, je parle francais tout le temps (dans les hotels, temples, restaurants, metros, bus, bars...), ca me fait du bien aussi, j'ai meme pu faire de l'Humour Francais, dur de l'appliquer ou le traduire dans une autre langue !!!

Et en + on me prend pour un backpakers... Un grand Voyageur, un Globe Trotter Long Courrier... Ils y en a vraiment qui sont naifs, j'y crois pas !!! Moi, une sorte d'Indiana Jones... N'importe quoi, je suis juste parti il y a peine 10 mois, je ne suis encore qu'un debutant enfin, ca se voit non !!!


J'ai fini avec Kamakura (Divin aussi) aujourd'hui, je vous mettrais les photos demain, justement demain je vais a l'ambassade de France de Tokyo pour recuperer mon colis envoye de France en Bolivie il y a pres de 6 mois !!! Mortel non? c'est juste pour des cartes de Visites et pour mon Guide (En Francais !!!) sur la Chine, dans 5 jours j'y suis, en Chine !!!


Je vais arreter pour un mois de faire mon escargot avec mon enclume (c'est comme ca que j'appelle mon sac a dos de 20 kilos) et en +, je ne sais plus un SDF Sans Frontiere, je vais avoir ma Maison, enfin mon appart pour 30 jours !!! Tourmondistes du Monde, faites comme moi, trouvez vous un logement (Surtout en Juillet/Aout) !!! Mais avant la Chine, le Mont Fuji et peut etre accompagne, enfin je vous raconterais plus tard, on verra bien...

Nikkō Tōshō-gū


Tōshōgū (東照宮) est le nom donné à un type de sanctuaire shintō dédié à Tokugawa Ieyasu, le fondateur du shôgunat au Japon. Le nom de Tōshōgū est basé sur le titre posthume qui a été conféré à Tokugawa Ieyasu par la cour impériale, "Tosho Dai Gongen".


On trouve des sanctuaires Tōshōgū un peu partout au Japon (plus d'une centaine) mais le plus célèbre est celui de Nikkō (日光) dans la préfecture de Tochigi.


Les singes de la sagesse sont un symbole représenté par trois singes, dont chacun se couvre une partie différente du visage avec les mains : le premier les yeux, le deuxième les oreilles et le troisième la bouche. Ils forment une sorte de maxime picturale : « Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal ». À celui qui suit cette maxime, il n'arrivera que du bien.

Une des plus anciennes représentations connues de ces trois singes se trouve à Nikkō au Japon. Elle est attribuée au sculpteur Hidari Jingoro (1594-1634).

Une autre intèrprétation est également connue :

Il y a ceux qui voient des choses et en parlent, mais n'écoutent pas ce que l'on leur dit...
Il y a ceux qui ne voient rien, écoutent les autres et en parlent...
Il y a ceux qui entendent et voient des choses, et n'en parlent pas...


Le Nikkō Tōshō-gū (日光東照宮, nikkōtōshōgū?) est un sanctuaire shinto de type tōshōgū de la préfecture de tochigi. Il se situe près de la ville de Nikkō, dans le parc national de Nikkō, il fait aussi partie des sanctuaires et temples de Nikkō.


Le sanctuaire fut construit en l'honneur de Tokugawa Ieyasu par son fils Tokugawa Hidetada alors shogun en 1617 pendant l'époque d'Edo. Plus tard, durant le shoguna de Tokugawa Iemitsu, le temple fut agrandi.


Le sanctuaire est composé de nombreux bâtiments dont 39 sont inscrits comme « Biens culturels importants » par le gouvernement et d'autres comme « Trésors nationaux ».


L'Ishidorī (石鳥居) est le premier torii marquant l'entrée du sanctuaire. Il fut construit en 1618.


Le Gojūnotō (五重塔) est une pagode se situant à gauche de l'entrée du parc, construite en 1648. Elle fut partiellement détruite par un incendie, puis complètement restauré.


L'Omotemon (表門) est une porte (門) marquant l'entrée plus profondément dans le sanctuaire.


Pour la petite histoire, le chat endormi represente la Paix (Universelle) car les oiseaux peuvent voler librement dans les airs, dans un autre temple, on peut voir le meme chat tenir un oiseau dans les griffes, lui represente la Guerre...


Le Yomeimon (陽明門) est une porte (門) marquant l'entrée dans le cœur du sanctuaire. Elle est l'un des plus beaux exemples de ce type de porte dans tous le Japon datant de 1636.


Le Karamon (唐門) est une porte (門) marquant l'entrée dans la dernière partie du sanctuaire. Elle est parfois appelé « porte chinoise » à cause de son style particulier notamment dans les décorations et ornements.


Plus récemment des bâtiments dédié à l'accueil des touristes ont été construits. Comme le Nikko Toshogu Koyoen faisant hôtel, restaurant, mariage. Mais aussi un musée et un musée d'art.


Le principal festival a lieu le 17 et 18 mai de chaque année, il s'agit du Reitaisai. D'autres festivals moins importants sont organisés tout au long de l'année.

Nikko


Nikkō (日光, Nikkō? litt. Lumière du Soleil) est une ville du Japon située dans la préfecture de Tochigi.

Distante d'environ 140 km de Tōkyō vers le nord, Nikkō se situe au pied des montagnes, au milieu de forêts de cryptomerias, de cèdres et de pins du parc national de Nikkō. Les sanctuaires et temples de Nikkō ont été inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco en 1999.


L'histoire de Nikkō en tant que centre religieux remonte au VIIIe siècle. En effet en 766, pendant la période de Nara, Shodo Shonin, moine bouddhiste d'exception, se dirigeant vers le mont Nantai, traversa un fleuve, le Daiya, et fonda le premier temple a Nikkō.

Des siècles plus tard cette ville devint un centre bouddhique puis shintoïste, très renommé, que le seigneur Tokugawa Ieyasu choisit pour son mausolée.


Ce shogun fut le premier de la grande lignée. C'est lui qui, ayant unifié le pays, prépara si bien sa succession, que ses héritiers gardèrent le pouvoir pendant les 250 années qui suivirent sa mort.

En effet, lorsque son petit-fils Iemitsu fit construire le Tōshōgū en 1634, pour son aïeul, il voulut illustrer, à l'intention de ses rivaux, la richesse et la puissance du clan Tokugawa.


Dans ce temple Toshogu se trouvent les célèbres sculptures sur bois du chat endormi (nemuri neko) et des trois singes de la sagesse attribuées à Hidari Jingoro.

La décoration des temples, riche de couleurs vives et d'une grande liberté d'expression, est unique au Japon.

Le mausolée du shogun Tokugawa Ieyasu


Ieyasu Tokugawa (徳川家康, Tokugawa Ieyasu, 31 janvier 1543 - 1er juin 1616) : daimyō puis shogun du Japon.

Il est le troisième et dernier dans la série des trois unificateurs du Japon pendant la période Sengoku. Ces unificateurs sont, dans l'ordre, Nobunaga Oda, Hideyoshi Toyotomi (aussi nommé Hashiba) et Ieyasu Tokugawa.


Tokugawa Ieyasu naquit le 31 janvier 1543 sous le nom de Matsudaira Takechiyo. Il était l'héritier du clan Matsudaira, petit clan de la province du Mikawa déchiré entre les puissants clans Oda et Imagawa.

En 1548, les Oda envahissent le Mikawa. Le père de Ieyasu, Matsudaira Hirotada demande l'aide d'Imagawa Yoshimoto, daimyo du clan Imagawa, qui accepte à la condition qu'Hirotada lui envoie son fils en tant qu'otage. Hirotada s'exécute, Ieyasu, part donc pour Sunpu (l'actuelle Shizuoka). Mais Oda Nobuhige, le daimyo du clan Oda, a eu vent de la tractation et il intercepte Ieyasu et sa suite. Il menacera ensuite Hirotada de tuer son fils s'il ne récuse pas son pacte avec Imagawa Yoshimoto pour s'allier aux Oda, Hirotada refuse, arguant que laisser son fils mourir ne ferait que sceller plus encore le pacte le liant aux Imagawa. Nobuhide ne fera finalement aucun mal à Ieyasu.

L'année suivante, en 1549, Hirotada meurt et Nobuhide succombe à une épidémie, laissant le clan Oda dans une grave désorganisation. Imagawa Yoshitomo saute sur l'occasion et envoie Imagawa Sessai assièger le château où se trouve Oda Nobuhiro, fils aîné et successeur de Nobuhige. Le siège tourne vite à l'avantage des Imagawa, mais Sessai rencontre Oda Nobunaga, fils cadet de Nobuhige, afin de lui proposer un marché: il lèvera le siège à condition que les Oda lui livrent Ieyasu. Les Oda ne peuvent qu'accepter le marché, et Ieyasu arrive à Sunpu le lendemain. Il y sera bien traité.


En 1556, Ieyasu obtient le droit de retourner sur ses terres du Mikawa. Puis il se marie pour la première fois et change son nom en Matsudaira Motoyasu. Ieyasu fera ensuite ses premiers pas en tant que tacticien dans une campagne contre les Oda qu'il mène sur ordre de Yoshimoto. Il y remportera quelques victoires de relative importance, mais qui lui permettront de commencer à se faire un nom.

En 1560, Imagawa Yoshimoto assemble une armée d'environ 20 000 hommes, a priori pour marcher sur Kyōto, donc pour prendre le titre de shogun. Ieyasu, à la tête de son armée, fait partie des troupes mais est détaché du gros de l'armée pour attaquer un fort frontalier. Il y restera ensuite pour le défendre, ce qui lui permettra d'éviter la bataille d'Okehazama qui sera un vrai désastre pour les Imagawa. En effet, Yoshimoto lance son armée sur les terres d'Oda Nobunaga, qui a pris la succession de son frère à la tête du clan, ce dernier attaque Yoshimoto (malgré une nette infériorité numérique et l'avis contraire de ses généraux) et emporte la victoire, tuant Imagawa Yoshimoto au passage. Cette bataille s'avèrera capitale pour le destin du Japon en général et d'Ieyasu en particulier. Apprenant la défaite d'Okehazama, Ieyasu bat en retraite, puis contacte Nobunaga en vue d'organiser une alliance. Cependant, les tractations se font dans la plus grande discrétion, la femme et le second fils d'Ieyasu se trouvant à ce moment à Sunpu.


En 1561, Ieyasu capture le château de Kaminojo, possession Imagawa, et y capture des membres de la famille d'un proche d'Imagawa Ujizane, successeur de Yoshimoto, cette capture lui permet de récupèrer sa femme et son fils (en échange de ses prisonniers), ainsi que de prouver sa bonne volonté à Nobunaga. Ieyasu devient donc vassal de Nobunaga, et il le restera jusqu’à la mort de ce dernier. Ieyasu ayant maintenant les mains libres, il se consacre à la réorganisation de son clan et de son domaine: il récompense ses vassaux en leur accordant des terres à Mikawa. Ces hommes auront une grande importance dans les nombreuses batailles qu'Ieyasu livrera tout au long de sa vie, et parmi eux on compte notamment Honda Tadakatsu et Ishikawa Kazumasa. Puis, en 1564, il combat les Mikawa Monto, armée de moines guerriers qui avait refusé de se soumettre à son autorité. Il les vainc et rase leurs temples.

En 1566, il demande à l'empereur l'autorisation de changer son nom en Tokugawa Ieyasu, ce qui lui est accordé. À ce moment-là, il déclare descendre des Minamoto, ce qui lui apporterait en cas de position de force une grande crédibilité pour être nommé shogun. Cependant, il semble peu probable que cette revendication se fonde sur quoi que ce soit d'avéré. Mais pour le moment Ieyasu demeure vassal de Nobunaga, et il participe à toutes les batailles importantes aux côtés des Oda: ainsi, il est présent lors de la prise de Kyōto en 1568.


En 1570 il agrandit son territoire en prenant le reste des terres Imagawa à l'issue d'un pacte avec Takeda Shingen, pacte qui lui couta cher puisque Shingen prit Sunpu avant lui, l'empêchant ainsi d'annexer le Suruga. En réaction, Ieyasu accueille Imagawa Ujizane en lui promettant de lui rendre ses terres. Les relations entre les Tokugawa et les Takeda deviennent alors tendues, situation qui empire lorsque Ieyasu s'allie avec Uesugi Kenshin, ennemi avéré de Takeda Shingen. Puis Tokugawa déplace son quartier général pour se rapprocher du territoire de Shingen, la guerre devient inévitable.

Fin 1571, Shingen qui s'est allié aux Hojo envahit le Totomi, qui appartient aux Tokugawa. Ieyasu rallie ses hommes et les deux armées se rencontrent au début de l'année 1572, à la bataille de Mikata-Ga-Hara, où les Tokugawa essuient une cuisante défaite: Ieyasu échappe de peu à la mort. Suite à cela, Ieyasu passera un an à refuser le combat contre Shingen, vivant dans un état de siège permanent. Fort heureusement pour lui, Takeda Shingen meurt au printemps 1573. L'homme était un brillant général, souvent considéré comme le meilleur de la période, et Takeda Katsuyori, son fils et successeur, s'avère incapable de capitaliser les écrasantes victoires de son père.


En 1575, Katsuyori attaque le château de Nagashino, à Mikawa, et Ieyasu appelle Nobunaga à la rescousse. Celui-ci vient personnellement à la tête d'une grande armée. L'armée Tokugawa-Oda, forte de 38000 soldats affronte l'armée Takeda à la célèbre bataille de Nagashino. Katsuyori est vaincu, mais il parvient à s'enfuir et se retire sur ses terres de Kai. Il ne laissera jamais Ieyasu tranquille et des affrontements sporadiques entre les deux clans eurent encore lieu, mais Katsuyori ne parvint jamais à reprendre le contrôle de la province de Suruga.

En 1579, la femme de Ieyasu et son fils aîné Nobuyasu furent accusés de conspiration avec les Takeda. Ieyasu ordonna à son fils de se faire seppuku (tuer toi-même) et sa femme fut executée.


Au printemps 1582, Nobunaga est assassiné par l'un de ses vassaux: Akechi Mitsuhide. Ieyasu est, à ce moment-là, dans les environs d'Ōsaka et, n'étant pas en mesure d'affronter Mitsuhide, il se voit contraint de rentrer chez lui en évitant les troupes de son ennemi qui le cherche pour l'exécuter. De retour sur ses terres, Ieyasu envisage d'aller venger Nobunaga mais il est devancé par Toyotomi Hideyoshi, qui a écrasé Mitsuhide à la bataille de Yamazaki. Ieyasu met ensuite à profit la mort de Nobunaga pour envahir Kai et Shinano, les deux anciennes provinces du clan Takeda, que Nobunaga avait écrasé juste avant de mourir. Mais les Hojo réagissent et envoient une grande armée l'en empêcher. Les deux clans ne s'affronteront pas, et passeront un accord stipulant que Ieyasu garde le contrôle de Kai et Shinano, tandis que les Hojo prendront le contrôle de la province de Kazusa.

En 1583, une guerre éclate entre Hideyoshi et Shibata Katsuie, un autre ancien vassal de Nobunaga. Ieyasu restera neutre dans cet affrontement, préférant éviter le conflit avec Hideyoshi, qui anéantira Katsuie à la bataille de Shizugatake et deviendra ainsi le daimyo le plus puissant du Japon.

En 1584, Ieyasu soutient Oda Nobukatsu contre Hideyoshi. Nobukatsu, fils de Nobunaga, voulait succéder à son père et contestait ainsi le pouvoir d'Hideyoshi, le fait qu'Ieyasu le soutienne n'était qu'une manière de provoquer les Toyotomi, de génèrer un affrontement avant que la puissance d'Hideyoshi ne devienne trop grande pour qu'il soit vaincu. Ieyasu envoie donc une armée au château d'Owari, Hideyoshi répond en conduisant une armée dans la province du même nom. Les deux armées se rencontrent une première fois à la bataille de Komaki (en vérité une simple escarmouche) puis à la bataille de Nagakute, seul véritable affrontement de ce qu'on appelle aujourd'hui la campagne de Komaki. Un an plus tard, les deux daimyos décrètent une trêve sous l'impulsion de Nobukatsu, puis Ieyasu se rend à Ōsaka pour y rencontrer Hideyoshi et faire ainsi montre de sa bonne volonté. La paix est conclue, mais il va de soi qu'Hideyoshi n'a plus confiance en Ieyasu, de fait celui-ci ne participera plus à aucune campagne militaire (exception faite de la campagne d'Odawara). Pendant les deux tentatives d'invasion de la Corée (1592 et 1597) Ieyasu sera présent au quartier général mais n'enverra aucun homme sur place.


En 1590, après avoir soumis Shikoku et les Shimazu de Kyushu, Hideyoshi attaque Hojo Ujimasa, grand daimyo du kanto. Ieyasu envoie 30.000 hommes sur place, qui se joignent à l'armée Toyotomi qui atteint alors un total de 160.000 hommes. Après la prise de plusieurs châteaux frontaliers, l'armée met le siège devant le château d'Odawara où les Hojo se sont enfermés. Le siège durera six mois aux termes desquels il sera pris. Les chefs Hojo se suicident et Hideyoshi offre à Ieyasu de prendre le contrôle de leurs provinces en échange des cinq qu'il possède (Mikawa, Totomi, Suruga, Shinano, Kai) Ieyasu accepte et emménage sur ses nouvelles terres: après 450 ans de règne sur le Kanto, après avoir dirigé le Japon pendant la décadence des Minamoto, les Hojo ne sont plus. Après leur disparition, Date Masamune devient le dernier daimyo indépendant du Japon, mais uniquement parce que ses terres sont très loin de celles d'Hideyoshi. Il se soumettra quelque temps après. Ieyasu hérite donc des provinces Hojo, plus riches que celles qu'il possèdait auparavant. Il établit sa capitale à Edo (actuelle Tōkyō) mais ce faisant il s'éloigne d'Hideyoshi et donc du centre politique du pays, ce qui était probablement l'objectif de Toyotomi.


Après la mort de Hideyoshi Toyotomi (豊臣秀吉) en 1598, le combat commence presque immédiatement entre les 5 régents qu'il avait mis en place pour gérer la minorité de son fils Hideyori Toyotomi (né en 1593). Ieyasu Tokugawa, membre éminent de ce conseil et ancien lieutenant important de Nobunaga Oda, prend rapidement l'avantage. Il obtint, en 1600, le soutien de la moitié des daimyō en écrasant une coalition de rivaux dans l'ouest du Japon au cours de la bataille de Sekigahara et devint, de facto, le dirigeant du pays. Il fit épouser à Hideyori sa petite-fille, Senhime, alors âgée de sept ans, puis s'en débarrassera définitement en 1615.


En 1603, après s'être fait attribué le titre de shogun, il fit du village de Edo (江戸) (porte de la rivière), où il avait établi ses quartiers généraux, la nouvelle capitale. Edo deviendra Tōkyō (東京) (capitale de l'Est) à partir de l'Ère Meiji.

Ieyasu était donc le premier shogun de la dynastie des Tokugawa, qui règnera sur le Japon jusqu'en 1868 (révolution Meiji).

À sa mort, il a été enterré à Sunpu (maintenant Shizuoka) dans le sanctuaire s'appelant kuno-zan Tōshōgû, puis son corps a été déplacé à Nikkō. Le mausolée de Tokugawa Ieyasu se situe dans le sanctuaire Tōshōgu, sis à Nikkō (日光) (à plus ou moins 140 km au Nord de Tōkyō).


Le seigneur Ieyasu avait de nombreux atouts qui lui ont permis d'accéder au pouvoir. Il n'était pas très apprécié du peuple mais était craint et respecté pour son charisme et sa ruse. Il était calculateur et subtil et a souvent modifié ses alliances au moment où cela l'arrangeait. Il s'est d'abord allié à Takeda Shingen puis changea d'avis et fut responsable de la mort de Shingen et de son fils. Il s'est allié au clan Hojo puis rejoint l'armée d'Hideyoshi qui le détruisit et c'est Ieyasu qui récupéra leur territoire. Ce genre de comportement était courant dans le Japon féodal. C'était une période de violence, de mort soudaine et de trahison. Il n'était pas très aimé ni populaire.


Il était capable d'une grande loyauté, un fois allié à Oda Nobunaga, il n'alla jamais contre lui et les deux chefs ont profité de leur longue alliance. Il était connu pour sa loyauté envers ses amis et ses vassaux qu'il récompensait. Toutefois il se souvenait des affronts qui lui étaient faits. On dit que, devenu puissant, il a exécuté un homme qui l'avait insulté pendant sa jeunesse.


Dans ses relations personnelles, Ieyasu manifesta le même tempérament extrême que celui qu'il avait avec des étrangers. Il eut 19 femmes et concubines, qui lui donnèrent 11 fils et 5 filles.

Il prit grand soin de ses enfants et petits-enfants, et fit de 3 d'entre eux, Yorinobu, Yoshinao, et Yorifusa les daimyo respectifs des provinces de Kii, Owari et Mito. Il pouvait aussi être extrêmement dur: il ordonna l'exécution de sa première femme et de son fils aîné.


mercredi 23 juillet 2008

Deja la fin de mon sejour en Coree


Tres beau pays, dynamique et traditionnel, un bon melange entre la culture chinoise et la culture japonnaise, tout en gardant une identite propre et des differences. Et des coreens tres ouverts et sympatiques.


J'ai passe 2 mins en Coree du Nord, lors de ma visite de la DMZ, un moment assez fort, beaucoup de tension palapable entre ces deux pays.


Mais egalement pas mal de pluie !!! Ici c'est des pluies diluviennes et tres longues, sur plusieurs jours... C'est peut-etre un peu de mousson, je ne sais pas.


Je suis deja de retour au Japon, depuis hier, c'est un vrai plaisir de connaitre deja, d'avoir ses reperes et presque ses habitudes !!! 10 jours ici avec l'escalade du Mont Fuji (3772 metres) que du Bonheur !!! Bonnes vacances a Tous en cette periode estivale, a + ...

Changdeokgung


Changdeokgung (Palais de Changdeok ou Palais de la Prospérité) est situé dans un grand parc, à Séoul, Corée du Sud. C'est l'un des cinq grands palais construits par les rois de la dynastie Joseon.


Se trouvant à l'est du Palais de Gyeongbok, Changdeokgung est souvent appelé Palais de l'Est.


Changdeokgung était le palais favoris de nombreux rois de la dynastie Joseon. Il présente de nombreux éléments coréens datant des Trois Royaumes de Corée, période qui n'est pas prise en compte dans l'architecture plus formaliste du Gyeongbokgung.


L'un de ces éléments est que les bâtiments de Changdeokung se confondent avec la topographie du site au lieux de s'imposer sur la nature.


La construction du palais de Changdeok commença en 1405 et s'acheva en 1412 avec la construction de la porte principale Donwhamun, sous le règne de Taejong. Le roi Sejo fit agrandir le périmètre du palais d'environ 500 000 mètres carrés.


Le palais fut totalement détruit durant l'invasion japonaise de 1592 et reconstruit en 1609 par le roi Sonjo et le roi Kwanghaegun. Un nouvel incendie frappa le palais en 1623 suite à la révolte contre Kwanghaegun.


Le palais fut également attaqué par les Qing, les Français et les États-Unis, mais malgré les reconstructions successives, il reste fidèle à son dessin initial.


Changdeokgung était le lieu de la Cour et le siège du gouvernement jusqu'à 1872, lorsque le palais voisin de Gyeongbok fut reconstruit. Le dernier roi de Corée, Sunjon y vécut jusqu'à sa mort en 1926.


Aujourd'hui, il reste 13 bâtiments dans le périmètre du palais et 28 pavillons dans les jardins, le tout s'étendant sur une surface de 45 hectares.

Les Hauteurs de Seoul et le Chamanisme coréen


Le chamanisme coréen est encore une religion très vivante. Bien qu'empreint de ses origines sibériennes, il a de nombreux caractères nationaux, qui lui ont valu un renouveau dans le dernier quart du XXe siècle.

Parmi ces originalités, les chamans sont la plupart du temps des femmes, les mudangs. Leur équivalent masculin est le paksu, mais il est beaucoup plus rare. En tant que chaman, la mudang apporte des soins, attire la fortune sur tel ou tel, communique avec les esprits des morts, y compris les personnes célèbres, prononce des malédictions.


Le chamanisme est la plus ancienne religion de Corée, venue probablement de Sibérie à la préhistoire. Les plus anciennes chroniques coréennes, le Samguk yusa et le Samguk sagi évoquent les mudangs.

Le chamanisme japonais (shinto) est originaire de la Corée.

L'arrivée du bouddhisme au début de notre ère, puis du confucianisme réduisirent l'influence du chamanisme.

Durant la période Chosŏn, le chamanisme fut condamné, considéré par les élites confucéennes comme de simples superstitions et pratiques magiques. Sous l'occupation japonaise, le chamanisme fut même réprimé, et il ne se releva pas après la guerre, confronté à la modernisation et l'occidentalisation du pays.

Après ce déclin au XXe siècle, le chamanisme autrefois considéré comme un ensemble de superstitions et de rituels magiques connaît un renouveau auprès des jeunes générations (nées après 1970), qui y trouvent des références culturelles propres.

Depuis les années 1970, on voit des hommes devenir mudang.


D'origine sibérienne, le chamanisme coréen a été progressivement modifié par le contact avec le bouddhisme et le confucianisme. Plusieurs rituels ont ainsi disparu : les sacrifices humains (au contact du bouddhisme), par exemple ; d'autres ont été conservés, comme le kosa ou le kut.

Les totems sont appelés jangseung : ils protègent les villages contre les catastrophes naturelles et les esprits malfaisants.

Le kosa
Le kosa est un rite d'offrande faite aux esprits avant le démarrage d'une entreprise : construction d'un bâtiment, tournage d'un film, examen. Les offrandes et les prières sont sensées attirer la bienveillance des esprits.

Le kut
Le kut est une danse chamanique, déclinée sous différents aspects, que la mudang effectue en transes. Elle permet d'entrer en contact avec les esprits, de prédire l'avenir ou de connaître le passé.

Transmission des pouvoirs de chaman
Il n'existe pas de formation pour devenir mudang. Le don se transmet par hérédité dans le sud, n'importe qui peut le recevoir d'un mudang dans le centre et le nord.


Il y a environ cinquante mille mudangs en Corée du Sud. Les mudangs sont très présents dans la société coréenne actuelle : outre les fréquents appels à leur office pour le kosa, elles tiennent des cafés de voyance, fréquentés avant toute étape importante de la vie : examen, entretien d'embauche, mariage.

Les cafés de voyance sont très nombreux dans le quartier de Seongbuk-gu à Séoul, et tendent à remplacer auprès des jeunes les maisons de voyance, reconnaissables au mat de bambou portant deux drapeaux, un blanc et un rouge.