Tres beau pays, dynamique et traditionnel, un bon melange entre la culture chinoise et la culture japonnaise, tout en gardant une identite propre et des differences. Et des coreens tres ouverts et sympatiques.
J'ai passe 2 mins en Coree du Nord, lors de ma visite de la DMZ, un moment assez fort, beaucoup de tension palapable entre ces deux pays.
Mais egalement pas mal de pluie !!! Ici c'est des pluies diluviennes et tres longues, sur plusieurs jours... C'est peut-etre un peu de mousson, je ne sais pas.
Je suis deja de retour au Japon, depuis hier, c'est un vrai plaisir de connaitre deja, d'avoir ses reperes et presque ses habitudes !!! 10 jours ici avec l'escalade du Mont Fuji (3772 metres) que du Bonheur !!! Bonnes vacances a Tous en cette periode estivale, a + ...
mercredi 23 juillet 2008
Deja la fin de mon sejour en Coree
Libellés : Coree
Changdeokgung
Changdeokgung (Palais de Changdeok ou Palais de la Prospérité) est situé dans un grand parc, à Séoul, Corée du Sud. C'est l'un des cinq grands palais construits par les rois de la dynastie Joseon.
Se trouvant à l'est du Palais de Gyeongbok, Changdeokgung est souvent appelé Palais de l'Est.
Changdeokgung était le palais favoris de nombreux rois de la dynastie Joseon. Il présente de nombreux éléments coréens datant des Trois Royaumes de Corée, période qui n'est pas prise en compte dans l'architecture plus formaliste du Gyeongbokgung.
L'un de ces éléments est que les bâtiments de Changdeokung se confondent avec la topographie du site au lieux de s'imposer sur la nature.
La construction du palais de Changdeok commença en 1405 et s'acheva en 1412 avec la construction de la porte principale Donwhamun, sous le règne de Taejong. Le roi Sejo fit agrandir le périmètre du palais d'environ 500 000 mètres carrés.
Le palais fut totalement détruit durant l'invasion japonaise de 1592 et reconstruit en 1609 par le roi Sonjo et le roi Kwanghaegun. Un nouvel incendie frappa le palais en 1623 suite à la révolte contre Kwanghaegun.
Le palais fut également attaqué par les Qing, les Français et les États-Unis, mais malgré les reconstructions successives, il reste fidèle à son dessin initial.
Changdeokgung était le lieu de la Cour et le siège du gouvernement jusqu'à 1872, lorsque le palais voisin de Gyeongbok fut reconstruit. Le dernier roi de Corée, Sunjon y vécut jusqu'à sa mort en 1926.
Aujourd'hui, il reste 13 bâtiments dans le périmètre du palais et 28 pavillons dans les jardins, le tout s'étendant sur une surface de 45 hectares.
Libellés : Coree
Les Hauteurs de Seoul et le Chamanisme coréen
Le chamanisme coréen est encore une religion très vivante. Bien qu'empreint de ses origines sibériennes, il a de nombreux caractères nationaux, qui lui ont valu un renouveau dans le dernier quart du XXe siècle.
Parmi ces originalités, les chamans sont la plupart du temps des femmes, les mudangs. Leur équivalent masculin est le paksu, mais il est beaucoup plus rare. En tant que chaman, la mudang apporte des soins, attire la fortune sur tel ou tel, communique avec les esprits des morts, y compris les personnes célèbres, prononce des malédictions.
Le chamanisme est la plus ancienne religion de Corée, venue probablement de Sibérie à la préhistoire. Les plus anciennes chroniques coréennes, le Samguk yusa et le Samguk sagi évoquent les mudangs.
Le chamanisme japonais (shinto) est originaire de la Corée.
L'arrivée du bouddhisme au début de notre ère, puis du confucianisme réduisirent l'influence du chamanisme.
Durant la période Chosŏn, le chamanisme fut condamné, considéré par les élites confucéennes comme de simples superstitions et pratiques magiques. Sous l'occupation japonaise, le chamanisme fut même réprimé, et il ne se releva pas après la guerre, confronté à la modernisation et l'occidentalisation du pays.
Après ce déclin au XXe siècle, le chamanisme autrefois considéré comme un ensemble de superstitions et de rituels magiques connaît un renouveau auprès des jeunes générations (nées après 1970), qui y trouvent des références culturelles propres.
Depuis les années 1970, on voit des hommes devenir mudang.
D'origine sibérienne, le chamanisme coréen a été progressivement modifié par le contact avec le bouddhisme et le confucianisme. Plusieurs rituels ont ainsi disparu : les sacrifices humains (au contact du bouddhisme), par exemple ; d'autres ont été conservés, comme le kosa ou le kut.
Les totems sont appelés jangseung : ils protègent les villages contre les catastrophes naturelles et les esprits malfaisants.
Le kosa
Le kosa est un rite d'offrande faite aux esprits avant le démarrage d'une entreprise : construction d'un bâtiment, tournage d'un film, examen. Les offrandes et les prières sont sensées attirer la bienveillance des esprits.
Le kut
Le kut est une danse chamanique, déclinée sous différents aspects, que la mudang effectue en transes. Elle permet d'entrer en contact avec les esprits, de prédire l'avenir ou de connaître le passé.
Transmission des pouvoirs de chaman
Il n'existe pas de formation pour devenir mudang. Le don se transmet par hérédité dans le sud, n'importe qui peut le recevoir d'un mudang dans le centre et le nord.
Il y a environ cinquante mille mudangs en Corée du Sud. Les mudangs sont très présents dans la société coréenne actuelle : outre les fréquents appels à leur office pour le kosa, elles tiennent des cafés de voyance, fréquentés avant toute étape importante de la vie : examen, entretien d'embauche, mariage.
Les cafés de voyance sont très nombreux dans le quartier de Seongbuk-gu à Séoul, et tendent à remplacer auprès des jeunes les maisons de voyance, reconnaissables au mat de bambou portant deux drapeaux, un blanc et un rouge.
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Suwon, La Forteresse
Suwon (Suwon-si) est la capitale et la plus gande ville de la province de Gyeonggi en Corée du Sud. Suwon est située environ 30 km au sud de Séoul, sur la ligne ferroviaire nommée Gyeongbu. Elle est également accessible en moins d'une heure depuis le centre de Séoul par la ligne numéro 1 du métro.
Le roi Jeongjo fit en 1796 une tentative pour établir la capitale à Suwon, en construisant la forteresse Hwaseong, qui entoura la ville entière et devait garder la tombe de son père.
La construction de la forteresse, qui existe encore aujourd'hui, fut construite en suivant les conseils du philosophe Jeong Yag-yong. Elle fait partie du patrimoine mondial de l'Unesco. La forte croissance de la ville, qui est aujourd'hui une banlieue de Séoul l'a fait déborder très au-delà des remparts.
Le kalbi de Suwon est une variante réputée de ce plat (de viande de bœuf grillée accompagnée de nombreux plats annexes) qu'on trouve dans toute la Corée.
Libellés : Coree
mardi 22 juillet 2008
La Guerre de Coree sur les photos du Musee et Memorial de la Guerre
La guerre de Corée eut lieu de 1950 à 1953 entre les forces de la Corée du Nord communiste, soutenues par la République populaire de Chine et l'Union soviétique, et celles de la Corée du Sud sous influence occidentale, soutenues par les Nations unies (principalement les États-Unis).
À la conférence de Yalta, Staline avait promis à Roosevelt que l’URSS entrerait en guerre contre le Japon trois mois après la capitulation de l'Allemagne ; en même temps, les Alliés avaient convenu qu’en Corée les forces japonaises stationnées au nord du 38e parallèle se rendraient aux Soviétiques, et celles qui occupaient le Sud aux Américains.
Les Soviétiques intervinrent dans le Nord quelques jours après la déclaration de guerre au Japon, le 9 août 1945. Pour leur part, les Américains débarquèrent le 8 septembre 1945, le surlendemain de la proclamation à Séoul d'une éphémère République démocratique par les partis de gauche à majorité communiste qui avaient été actifs dans la résistance à l'occupation japonaise.
Cependant, ni les États-Unis, ni les Soviétiques, ni a fortiori les Coréens eux-mêmes ne considéraient comme définitive la partition de facto de la péninsule coréenne qui découlait de la double présence américaine et soviétique : en effet, une commission mixte américano-soviétique se mit en place dès janvier 1946, mais ses travaux n'aboutirent pas en raison de la tension croissante entre les deux Grands.
En septembre 1947, les Américains portèrent la question coréenne devant les Nations unies. L’Assemblée générale désigna une commission chargée d’organiser et de superviser des élections libres en tant que préliminaires à la formation d’un gouvernement national. Toutefois, les Soviétiques, qui considéraient les Nations unies comme une organisation liée aux États-Unis (avant la décolonisation, la plupart de ses membres appartenaient au bloc occidental), refusèrent d’admettre la commission dans leur zone d’occupation.
Les partis de gauche de tout le pays, ainsi que des organisations nationalistes antiaméricaines, se réunirent à Pyongyang en avril 1948 et décidèrent le boycott des élections. Celles-ci ne furent organisées que dans la zone occupée par les États-Unis, sous la surveillance de l'ONU ; elles portèrent au pouvoir le vieux leader nationaliste et anticommuniste Syngman Rhee, qui avait été le chef du gouvernement coréen en exil constitué en 1919. Le 19 juillet 1948, la République de Corée fut proclamée à Séoul.
En réaction, dans la zone d’occupation soviétique, des élections non surveillées par l'ONU furent organisées ; elles donnèrent la majorité aux partis de gauche dominés par les communistes. En même temps, des élections clandestines se déroulèrent dans le Sud : les délégués ainsi élus vinrent siéger à Pyongyang, où l'Assemblée populaire suprême proclama la République populaire démocratique de Corée. Tout comme la République de Corée, celle-ci prétendait représenter l'ensemble de la péninsule.
L'homme fort du nouveau régime nord-coréen était Kim Il-sung, secrétaire général du Parti du travail de Corée et ancien résistant à l'occupation japonaise. Leader d’un petit groupe de partisans coréens à partir de 1930, Kim avait en effet dirigé plusieurs raids contre les avant-postes japonais en Corée à partir de la Mandchourie où, enfant, il s’était réfugié avec ses parents. En 1941, il quitta la Mandchourie, devenue une république fantoche du nom de Manchukuo, et reçut un entraînement militaire en Union soviétique. Il retourna en 1945 dans son pays en tant qu’officier de l’Armée rouge.
Syngman Rhee et Kim Il-sung désiraient tous deux réunifier la péninsule, mais chacun selon sa propre idéologie politique.
Avec la conscription rétablie en 1947 (qui provoque une certaine résistance armée dans une partie de la population, voir UNPIK). Équipés en chars et en armes lourdes d'origine soviétique, l'armée nord-coréenne appelée Armée populaire de Corée était davantage en mesure de prendre l'initiative, tandis que l’armée sud-coréenne, en raison d’un soutien américain plus limité après le retrait des troupes d'occupation (décembre 1948 et juin 1949), était en état d’infériorité, matérielle (aucun char et pas d'avion de combat) mais surtout numérique.
La date du 25 juin 1950, choisie « fin mai 1950, devant l'insistance de Kim Il-sung », marque le franchissement du 38e parallèle par les divisions nord-coréennes ; elle est généralement considérée par les historiens occidentaux et russes comme le début de la guerre de Corée. Pour sa part, la Corée du Nord retient une date antérieure de quelques jours, en alléguant qu'elle n'aurait fait que riposter à une importante incursion sud-coréenne sur son territoire, incursion livrée avec le soutien de conseillers américains.
Dans les heures précédant l'aube du 25 juin 1950, sous la protection d'un formidable barrage d'artillerie, 135 000 Nord-Coréens franchirent la frontière entre les deux Corées. Le gouvernement nord-coréen annonça que des troupes commandées par le « traître et bandit » Syngman Rhee avaient traversé le 38e parallèle, et que par conséquent le Nord avait été obligé de riposter « à une grave provocation des fantoches de Washington », selon L'Humanité du lendemain. De son côté, Jean-Paul Sartre, compagnon de route du Parti communiste français, affirma que « c’était la Corée du Sud qui avait attaqué la Corée du Nord à l'instigation des États-Unis ». Conseillée et équipée par les Soviétiques, qui ne s'engageront toutefois jamais ouvertement, l'armée nord-coréenne mit en ligne 7 divisions, 150 T-34, 1 700 pièces d'artillerie, 200 avions de combat et d'importantes réserves. L'attaque nordiste fut dévastatrice. Au moins les deux tiers de la petite armée sud-coréenne (à peine 38 000 hommes répartis sur 4 divisions d'infanterie) étaient alors en permission, laissant le pays largement désarmé. Les Nordistes attaquèrent en plusieurs endroits stratégiques, parmi lesquels Kaesong, Chunchon, Uijongbu, et Ongjin. En quelques jours, les forces sudistes, surclassées en nombre et en puissance de feu, furent mises en déroute et durent battre en retraite. Tandis que l'attaque au sol progressait, l'armée de l'air nordiste bombarda l'aéroport de Kimpo à Séoul ou se trouvait les 22 avions de liaison et d'entraînement de l'aviation du sud. Séoul fut capturé dans l'après-midi du 28 juin. Les Nord-Coréens n'avaient toutefois pas réussi à atteindre leur objectif principal, à savoir la reddition rapide du gouvernement de Rhee et la désintégration de son armée.
L'invasion de la Corée du Sud (République de Corée, RdC, ROK en anglais) semble avoir été une surprise complète pour les États-Unis et leurs alliés ; quelques jours avant l'offensive nord-coréenne, le 20 juin, Dean Acheson, le nouveau Secrétaire du Département d'État, avait déclaré officiellement au Congrès qu'une guerre était improbable. Truman lui-même fut contacté quelques heures après le déclenchement de l'offensive ; il crut qu'il s'agissait du début de la troisième Guerre mondiale. En tout état de cause, une partie de l'état-major américain aurait accueilli avec enthousiasme l'annonce, espérant pouvoir ainsi « endiguer » (statégie du containment) la progression des communistes en Extrême-Orient. « Les Coréens nous sauvent », aurait déclaré le secrétaire d’État Acheson quand il reçut le 25 juin la nouvelle du déclenchement des hostilités.
Char M4A3E8 "Sherman" en position de tir sur une colline.Malgré la démobilisation partielle des forces américaines et alliées après la défaite du Japon, ce qui causa de sérieux problèmes logistiques aux troupes américaines dans la région - hormis les Marines, les divisions d'infanterie envoyées en Corée ne comptaient que 40% de leurs effectifs et la majeure partie de leur équipement était inutilisable -, les États-Unis avaient encore 83 000 hommes au Japon répartis en 3 divisions d'infanterie plus la 1re division de cavalerie, sous le commandement du général Douglas MacArthur. À part les unités du Commonwealth en Corée, aucune autre nation ne pouvait fournir des renforts importants. Le président Harry S. Truman, à la nouvelle de l'invasion, ordonna à Mac Arthur de transférer des munitions au profit de l'armée sud-coréenne (en anglais ROK Army, ROKA) et de fournir une protection aérienne afin de permettre l'évacuation des citoyens américains. Toutefois, Truman était en désaccord avec ses conseillers, qui voulaient lancer des raids aériens contre la Corée du Nord. Il autorisa cependant la Septième Flotte à protéger Taïwan, mettant ainsi fin à la politique américaine de désengagement vis-à-vis du gouvernement nationaliste du Kuomintang, confiné à Taiwan - réplique américaine redoutée par Mao avant l'attaque nord-coréenne. Tchang Kaï-chek proposa de participer à la guerre, mais cette demande fut rejetée par les Américains au motif que cela ne ferait qu'encourager une intervention des communistes chinois.
Au Conseil de sécurité des Nations unies, les États-Unis, profitant de l'absence de l'Union soviétique (politique dite du « siège vide », pour dénoncer le refus américain d'admettre la Chine communiste au Conseil), firent adopter le 27 juin 1950 une résolution (83) condamnant l'agression nord-coréenne ; le 7 juillet, une nouvelle résolution (84) leur confia le commandement d'une force onusienne. Seize pays acceptèrent de venir en aide à la Corée du Sud.
En août, les débris de l'armée sud-coréenne ainsi que la 8e armée américaine envoyée en renfort furent acculés au sud-est de la péninsule, dans la poche de Pusan. Grâce à un important appui aérien, elles parvinrent à stabiliser le front le long de la rivière Nakdong. Cependant, malgré de nouveaux renforts, la situation demeurait critique et il semblait bien que les Nordistes fussent sur le point de prendre le contrôle de la péninsule toute entière.
Le 15 septembre 1950, le général américain MacArthur débarqua à Inchon, derrière les lignes ennemies, prenant à revers les troupes nord-coréennes. Celles-ci furent encerclées et se désagrégèrent rapidement après cette manœuvre tactique audacieuse. Séoul fut reprise le 26 septembre. Le 7 octobre, les troupes des Nations unies franchirent à leur tour le 38e parallèle et pénétrèrent en Corée du Nord. Le 26 octobre, elles atteignirent le Yalu qui marque la frontière sino-coréenne.
La Chine intervint alors de manière non officielle. Le 31 octobre, plusieurs divisions chinoises franchirent le Yalu, où elles entrèrent en contact avec des unités américaines.
Après des combats acharnés contre les forces chinoises, les Américains furent repoussés. Les Chinois se retirèrent et les Américains purent ainsi reprendre leur offensive jusqu'à ce que, fin novembre 1950, plus d'un demi-million de soldats chinois de l'armée populaire de libération appuyant l'armée nord-coréenne repassent à l'attaque avec une couverture aérienne de l'aviation soviétique. Les forces des Nations unies, éparpillées et mal équipées contre le froid, furent rejetées au-delà du 38e parallèle entrainant dans leur retraite plus d'un million de civils nord-coréens fuyant le régime communiste ; Séoul fut repris par les Nord-Coréens et leurs alliés chinois.
Pour redresser la situation, MacArthur suggérait un bombardement nucléaire de la Mandchourie et l'intervention des forces chinoises nationalistes du Guomindang. Passant outre les ordres de Washington — MacArthur venait de repasser à l'attaque vers le Nord (contre la volonté de Truman qui souhaitait stabiliser le front définitivement sur le 38ème parallèle) —, il fut limogé par son président, car ce dernier redoutait un affrontement sino-américain dont l'Union soviétique aurait pu tirer profit.
Le successeur de MacArthur, le général Ridgway, parvint à reprendre Séoul suite à plusieurs offensives acharnées. Le front se stabilisa sur la ligne de démarcation actuelle.
L’idée commença alors à se répandre d’un statu quo ante bellum.
Le 23 juin 1951, Jacob Malik, délégué permanent de l’URSS aux Nations-Unis, insère dans un discours un passage où il suggère une négociation sur cette base : un tel scénario avait débouché deux ans plus tôt sur la levée du blocus de Berlin.
Dès le 10 juillet 1951, les délégués des deux camps se rencontrèrent à Kaesong, à proximité de l’ancienne ligne de démarcation.
Mais il faudra attendre le 27 juillet 1953 pour que les négociations aboutissent à Panmunjeom, mettant fin à un conflit qui aura duré trois ans et causé au moins un million de morts selon la plupart des historiens occidentaux (plus de deux millions selon les Nord-Coréens). Le cessez-le-feu consacra le retour au statu quo ante : en effet, la Zone coréenne démilitarisée entre les deux Corées (coupant le 38e parallèle en diagonale, suivant une bande de 249 km de long sur 4 km de large) fait que les territoires des deux Corées seront sensiblement les mêmes qu'au début du conflit avec un petit avantage pour le Sud, la ligne de front s'étant stabilisé un peu au-delà de l'ancienne frontière.
La proportion de pertes chez les prisonniers de guerre sud-coréens et des Nations-Unies dans les camps nord-coréens et chinois atteint selon certaines études aux alentours de 43 %. Le caractère idéologique du conflit n’explique pas à lui seul cette extréme surmortalité, davantage conséquence des mauvaises conditions d’hygiène et de nutrition que des actions directes des geôliers, du moins après la première année de guerre.
Les négociations sur les prisonniers de guerre furent très âpres et l'une des principales raisons de la lenteur des pourparlers de paix.
Le 18 décembre 1951, les Nations unies fournirent les noms de 132 000 prisonniers sur 176 000 captifs. Le désaccord dans les chiffres provient du fait que 38 000 « soldats nord-coréens » étaient en réalité des citoyens du Sud enrôlés de force par le Nord. Il manquait aussi 6 000 morts ou évadés.
La liste communiste comprenait les noms de 11 559 prisonniers, en contradiction avec le fait que la radio de Pyong-Yang, après 9 mois de guerre s'était vantée de détenir 65 000 prisonniers. Mais au 18 décembre 1951, les forces communistes déclaraient détenir 7 145 Sud Coréens, 3 198 Américains, 919 Britanniques, 234 Turcs, 40 Philippins, 10 Français, 6 Australiens, 4 Sud-Africains, 3 Japonais, 1 Canadien, 1 Grec et 1 Néerlandais.
Des 10 000 Américains manquant, un tiers seulement avaient été retrouvé. Pas un seul des 1 036 prisonniers dont les noms à un moment ou un autre avaient été cités dans les médias du bloc de l'Est n'apparaissait sur la liste. Sur les 110 noms communiqués à la Croix-Rouge, il n'en restait que 44 sur la liste. Plus grave, 50 000 Sud Coréens disparus avaient été « libérés sur les lignes de front » selon la Corée du Nord, embrigadés de force dans l'armée du Nord selon les Nations unies.
Ce furent les méthodes de rapatriement des prisonniers aux mains des Nations unies qui freinèrent les négociations, la Chine et la Corée du Nord voulant que tous les prisonniers leur soient remis sans conditions tandis que les Nations unies prônaient la liberté de choix. Finalement, la deuxième solution fut adoptée, à la suite de compromis arrachés aux nations communistes qui pouvaient tenter de convaincre leurs citoyens de renoncer à leur choix. Sur les 75 000 prisonniers qui avaient demandé de rester dans le camp occidental, 5 000 renoncèrent à leur projet initial.
Le retour des prisonniers se fit en 2 phases : l'opération « Petit Échange », en avril 1953, où les Nations unies restituèrent 5 194 militaires et 416 civils nord-coréens tandis que le Nord rendait 471 Sud-Coréens, 149 Américains, 32 Britanniques, 15 Turcs, 6 Colombiens, 5 Australiens, 2 Canadiens, 1 Grec, 1 Sud Africain, 1 Philippin et 1 Néerlandais. Puis l'opération « Grand Échange » consista en un échange massif de prisonniers après l'armistice : 70 159 Nord-Coréens et 5 640 Chinois furent rapatriés dans leurs pays respectifs tandis que 7 848 Sud-Coréens, 3 597 Américains et 1 312 membres des autres contingents des Nations unies furent libérés.
Environ 15 000 Chinois et 50 000 Nord-Coréens choisirent de rester au Sud, tandis que 305 Sud-Coréens, 1 Britannique et 21 Américains restèrent dans le Nord (3 Américains changèrent d'avis après coup).
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Mon 500eme Message !!! Et la DMZ
La zone coréenne démilitarisée, abrégée en DMZ (de l'anglais demilitarized zone) et créée le 23 mars 1953 à l'armistice de Panmunjeom, est une étroite bande de terre séparant la Corée du Sud de la Corée du Nord et sert de zone tampon. Elle coupe la péninsule coréenne en deux au niveau du 38e parallèle et atteint une longueur de 248 km et d'environ 4 km de large.
Zone minée (on estime le nombre de mines à 1 million) et surveillée par 700 000 soldats nord-coréens et 410 000 soldats sud-coréens aidés par la 2eme division d'infanterie des États-Unis, avec qui la Corée du Sud a signé un pacte de sécurité, c'est un des rares vestiges de la Guerre froide, équivalente à l'ancien rideau de fer. La circulation des civils est également restreinte dans une zone de plusieurs kilomètres de part et d'autre de la DMZ. Toutefois, deux convois ferroviaires - l'un parti du Nord et l'autre du Sud - ont franchi pour la première fois depuis cinquante-six ans, la zone coréenne démilitarisée le 17 mai 2007.
L'espace est couvert d'une épaisse forêt ponctuée de part et d'autre d'un chapelet continu de postes militaires particulièrement visible sur les photos aériennes.
Les autorités nord-coréennes dénoncent la construction d'un mur de division en béton, d'une hauteur de 5 à 8 m, dans la zone démilitarisée côté sud. Des déplacements sont organisés pour montrer le mur de division aux visiteurs étrangers en Corée du Nord. Coté sud, des terrasses permettent aux touristes et aux sud-coréens d'observer la zone démilitarisée.
La zone démilitarisée est devenue un sanctuaire pour la conservation de plusieurs espèces animales, malgré les mines, notamment d'oiseaux migrateurs. En période hivernale, des milliers de hérons et de grues blanches y séjournent ; les associations de défenses des animaux voudraient voir cet espace inscrit en zone protégée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
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